02 août 2008
Scènes de la vie quotidienne
Glâner des images inattendues est une occupation qui peut prendre du temps à Tana.
Ici, l'entrée d'un des lycées les plus réputés de Tana ne manque pas de surprendre. Des petits vendeurs attendent sur le sable du trottoir la venue d'un client qui achètera une babiole.
Dans la même rue, les échopes se succèdent pour nourrir les fonctionnaires qui travaillent dans les ministères voisins.
On y trouve des poissons, des fruits de mer, de la viande, en vente sur les comptoirs, préparées dans la cabane sous les yeux des clients.
Ce système de petites échopes existe partout et rend le ravitaillement très facile, pour peu qu'on ne craigne pas d'acheter les produits locaux.
Ici, sur les rives du lac Anosy, des vendeurs de mandarines et de bananes se sont installés face aux terminus des bus. Consommer des crudités et des fruits suppose des précautions particulières à Madagascar.
La lecture du journal peut être une activité sympathique à Tana. Les gens économisent l'achat d'un quotidien en le lisant debout contre le mur. La presse malgache est active et donne l'impression d'une grande liberté d'expression.
Transports
Circuler dans Tana n'est pas forcément simple.
Le train n'est plus qu'un souvenir apporté par la colonisation.
Cette locomotive diesel qui se faufile un chemin au marché témoigne de la vétusté du matériel et du désintérêt des Malgaches pour ce mode de transport.
Les plus courageux emprunteront les bus locaux.
Il s'agit en fait de camionnettes d'une dizaine de places, bondées, qui circulent dans les grandes artères de la ville.
A ma connaissance, personne ne détient un plan des itinériaires empruntés. Le mieux, si on veut les emprunter, est de demander au contrôleur qui se tient debout sur le véhicule quelle est la bonne destination. Les arrêts sont fréquents.
Une option avantageuse consiste à prendre le taxi.
Des forêts de 4L, des 2CV et de 205 attendent le client un peu partout dans la ville. Pour quelques euros, il est possible de se rendre n'importe où (compter 25 euros pour l'aéroport). En revanche, les taxis de Tana sont souvent en mauvais état et réservent des surprises. Tous ne parviennent pas à monter les côtes, et il n'est pas rare que le chauffeur doive s'arrêter pour faire repartir le moteur.
Une des joies de Tana est quand même d'être un musée vivant de l'automobile française.
Ici, dans le quartier des garagistes, on retrouve des pick-up 404 (si, si, ça a existé), une R12, une 4L, une R5, une 2CV désossée et une DS.
Ce quartier se trouve près des ministères, sur la route de l'Alliance française.







